No stress

A force de journées (mois/années) difficiles à cause des traumatismes, des angoisses et d’un TSA (trouble du spectre autistique), j’ai effectué des centaines de recherches pour comprendre ce qui m’arrivait (tous ces symptômes et spécificités !) et mettre en place un bricolage maison afin de tenir bon. Au début ce n’est que du rafistolage, mais il ne faut pas désespérer, car petit à petit ça devient un plaisir et un besoin quotidien de prendre des temps de qualité pour prendre soin de soi. Et se donner de l’amour, celui que nous n’avons pas reçu ou qui nous manque, apaise tellement… Nous sommes les seuls à pouvoir le faire en justesse pour nous-même.

Lorsque nous nous trouvons en pic de stress, nous sécrétons des hormones spécifiques : adrénaline et cortisol. Si cela a bien entendu une fonction bénéfique à bonne dose, dès que ça dépasse le minimum vital, les effets néfastes se font vite ressentir : coeur qui bat vite ou irrégulièrement, oppression sur la poitrine, transpiration, acné, chute de cheveux, mal à l’estomac, muscles tendus et douleurs physiques, puis cauchemars et insomnie etc… et c’est très vite le cercle vicieux. En période de crise de stress post-traumatique, on ressent de l’hyper-vigilance et on sursaute au moindre bruit, on a des flashbacks, voire des pensées paranoïaques (voir le site du Dre Muriel Salmona : https://www.memoiretraumatique.org/psychotraumatismes/mecanismes.html?PHPSESSID=v56fripvqsr29m62c9u4q488b5 ). Chercher à éviter tout cela n’est pas une solution. Essayer d’enfouir le stress ou les angoisses ne donne que plus de force à l’émotion douloureuse que l’on cherche à fuir. Elle reviendra plus tard et avec plus de virulence encore. Alors oui ça fait peur, mais c’est possible de canaliser tout ça et dépasser l’épreuve et les obstacles. Nous pouvons tous.tes y parvenir !

Il y a peu, j’ai décidé de me faire un mémo pense-bête, une liste à sortir en cas d’urgence. C’est étrange comme on peut vite oublier tous nos atouts, nos accomplissements et les solutions qui sont à notre portée 🙂

Ce qu’il faut se dire c’est que ce n’est jamais trop tard pour agir et relâcher un peu de pression. Dépasser les difficultés et les épreuves, les transcender, faire du mieux qu’on peut, c’est cela être en résilience.

Je vous confie donc la synthèse de mes recherches, cette liste dans laquelle je pioche chaque jour une méthode, une astuce, une tentative. A faire sans jugement sur la qualité et la quantité mises en place. Je vous y joins des liens pour approfondir, avant que je le fasse plus en détail dans de futurs articles.

  • Respiration abdominale : possible de la pratiquer partout, il s’agit de respirer en gonflant le ventre et de se concentrer sur les sensations de l’air qui rentre puis sort. On peut se dire « c’est disgracieux un ventre relâché », mais il est plus important d’en prendre soin que de se soucier de son apparence ou du regard des autres, car notre intelligence émotionnelle, la porte de notre âme se situent là ;
  • Cohérence cardiaque : je pratique avec cette séquence : https://www.youtube.com/watch?v=rKz6_YIuWP8 L’idée est de s’entrainer 5 minutes par jour au calme (on peut tous trouver quelques minutes ! ), pour ensuite pouvoir le refaire au cours de la journée. C’est aussi très efficace pour trouver le sommeil et s’endormir ;
  • Méditation de pleine conscience – MBSR
  • Scan corporel
  • Marchede préférence dans la nature. Trouver son équilibre entre suffisamment de lenteur pour être en conscience et suffisamment de dynamisme pour ressentir de la joie. Regarder autour de soi et essayer de s’émerveiller : petites fleurs sauvages, lumière dans les feuilles des arbres, formes des nuages dans le ciel, couleurs des bâtiments, graphisme des tags etc… Pour approfondir voir par ici quelques idées de pratique : http://www.marche-consciente.com/marche_consciente_site/marche_consciente_marche_afghane/marche_consciente_marche_afghane.htm
  • Mettre son téléphone en silencieux ou mieux, en mode avion quelques minutes/heures par jour suivant nos contraintes. Le monde peut continuer de tourner sans nous quelques instants… ;
  • Ne pas abuser de l’utilisation des écrans, surtout le soir et baisser leur luminosité ;
  • Exercice physique : pas trop en force, attention aux exercices cardio en trop grande quantité (running etc…). Car à trop en faire, cela augmente la sécrétion de ces hormones liées au stress : adrénaline et cortisol. On se dirigera donc plus volontiers vers le yoga, la danse, la natation…en n’oubliant pas d’y prendre du plaisir 😉 En parallèle, quand durant certaines périodes nous sommes très en colère, l’évacuer est bénéfique. La boxe peut aider quand on repense aux agressions ou qu’on cumule trop de frustration. Mais restons vigilants, car à un moment donné, on peut ne plus sentir le point de bascule, où la violence et la colère continuent de s’alimenter même si l’intention était de les exorciser. Attention donc de ne pas oublier de s’amuser !
  • Faire un stage d’auto-défense pour prendre confiance en soi et s’affirmer. La méthode Fem (Femme) Do (la voie) Chi (l’énergie) est excellente et à la portée de toutes. http://www.femdochi.ch pour les Suisses, http://garance.be/spip.php?article1124 pour les Belges, à l’association Faire Face à Toulouse, La trousse à outils à Nantes et Marseille etc… A faire au moins une fois dans sa vie et ce dès l’adolescence ;
  • Alimentation : veiller à ce qu’elle soit la plus équilibrée possible, sans culpabiliser 😉 Fruits et légumes frais, des fruits secs, des omégas 3 trois fois par semaine, pas trop de protéines mais suffisamment pour sécréter de la sérotonine (ce qui nous manque en période de dépression) et le moins possible de produits raffinés et blanchis. En étant attentif aux réactions de son corps après avoir mangé, on constate pour certaines personnes, que le gluten, le lactose peuvent avoir une forte influence sur nos humeurs, notre moral. D’années en analyses, j’ai même découvert que j’étais allergique aux deux premiers et les retirer de mon alimentation a été des plus bénéfiques (ce qui contribue à m’aider avec mon autisme). Voir par ici pour quelques idées recette et astuces : https://maviedecoeliaque.fr
  • Acupression : appliquer une pression ferme et masser en petits cercles certains points d’acupuncture diminue considérablement les tensions du corps et le stress. Le point le plus efficace et assez discret est celui entre le pouce et l’index, au niveau de la peau charnue. Pour les autres voir par ici ;
  • Plantes, Huiles essentielles : boire de la camomille, de la verveine fait énormément de bien, en prenant le temps de déguster et de se centrer sur ses sensations on peut rapidement ressentir plus de calme. L’huile essentielle de lavandin super fonctionne parfaitement bien, une goutte sur les poignets, on respire les effluves et ça aide quand les angoisses montent, surtout quand elles grimpent vite et atteignent la surcharge. Vous pouvez aussi mettre un parfum dont l’odeur vous rappelle de bons souvenirs, un moment ou un endroit de réconfort, qui seront réactivés à chaque fois que vous le sentirez ;
  • Un sommeil de qualité : normalement avec tout cela ça devrait aller. Cependant, aux lendemains d’un traumatisme, on peut rencontrer de sévères difficultés. Il est possible de se faire hospitalisé.e et envisageable de prendre des médicaments. Les recherches avancent quant à certaines molécules testées sur les soldats revenant de la guerre ou les victimes d’attentat. Elles permettent de mettre à distance les flashbacks et cauchemars et de reprendre pied avec la réalité ;
  • La posture : quand on stresse ou qu’on se sent oppressé, menacé, on a tendance à courber le dos. Se redresser, avoir le dos droit et ouvrir les épaules est très efficace. On déploie ainsi l’espace du coeur, et on envoie à son corps le message que tout va bien (se passer). Les mains sur les hanches ou bras ballants les paumes tournées vers l’avant, y contribue ;
  • Massage et auto-massage : j’ai appris la technique du chi nei tsang ici : https://www.youtube.com/watch?v=r8mNtmFIBzY C’est pour moi une des meilleures méthodes de cette liste. A appliquer en prévention ou en début d’angoisse ;
  • Etre et passer du temps avec des personnes positives, qui vous font du bien, vous respectent, dans la justesse de qui vous êtes ; échanger avec elles et/ou en thérapie ;
  • S’intéresser : à sa pathologie, à ce qui nous est arrivé, nous traverse, mais pas trop ; porter son attention sur les autres, des sujets extérieurs à nous-même et détourner l’attention de notre mental de nos soucis et ainsi leurrer notre cerveau, sans s’en rendre compte on peut passer à autre chose que la rumination !
  • Canaliser ses pensées : quand on est surefficient (Zèbre, Asperger etc…) faire des mind-mapping ou carte heuristique peut aider à y voir plus clair et prendre des décisions. https://www.mindmapping.com/fr/ Je vous conseille aussi de lire les ouvrages de Christel Petitcollin : https://www.christelpetitcollin.com/?section=livres&language_utilisateur=fr
  • Rire et sourire : y compris à soi-même, par exemple en se regardant dans le miroir, même si on se force un peu au début, le cerveau adore ce genre de message, il sera preneur de la chaleur humaine que votre reflet vous renvoie ;
  • L’écriture : prendre quelques minutes pour (d)écrire comment on se sent et essayer de noter des accomplissements, des réussites aussi infimes soient elles, des bonnes nouvelles, un geste gratuit qui nous a fait plaisir… quand on cherche bien on trouve toujours dans une journée au moins un élément positif. Quand on se prête au jeu, on peut même faire des listes de plus en plus longues ! C’est aussi très important de constater noir sur blanc et de pouvoir relire qu’on évolue positivement. Nous en sommes tous.tes et toujours capables, dès lors qu’on ne juge pas ce qu’on a mené à bien ;
  • La gratitude : dans la foulée, on peut (se) dire merci pour chaque point ci-dessus, tout simplement ou sous forme de prière pour les personnes croyantes ;
  • Et enfin, la sérendipité : cet art de faire des choses du hasard un beau cadeau pour soi. Quand on souhaite quelque chose du fond de notre coeur et qu’il arrive qu’on reçoive une personne ou un événement qui y répond, sous l’apparence du hasard, on peut y voir un clin d’oeil, un coup de pouce de la vie. http://www.psychologies.com/Moi/Se-connaitre/Comportement/Articles-et-Dossiers/Serendipite-cultiver-les-heureux-hasards-pour-enchanter-sa-vie

Voilà le condensé, les ingrédients de votre recette à personnaliser en fonction de vos goûts et humeurs du jour. Prendre un peu par ci par là, construire notre bien-être comme on peut, cela est accessible à tout le monde. Et c’est cela la résilience. Quoi qu’on puisse lire ou entendre (parfois de désespérant ou de pessimiste et négatif), je suis persuadée qu’en faisant cela, nous sommes tous.tes aptes à un mieux-être quotidien et à retrouver le plaisir de vivre 🙂

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